Autour du festival

Actions culturelles

Pour cette seconde édition, voici les actions engagées entre octobre 2023 et juin 2024 :

Les interventions pédagogiques de Sébastien Troendlé sont labellisées par la Fondation pour la mémoire de l’esclavage.

Projets multi-intervenants :

Collège Solignac à Strasbourg.
Établissement scolaire classé en Réseau d’Éducation Prioritaire (REP +)
Avec le soutien du dispositif « Artiste en collège » de la Collectivité Européenne d’Alsace.

École élémentaire Marcelle Cahn à Strasbourg.
Établissement scolaire classé en Réseau d’Éducation Prioritaire (REP).
Avec le soutien du dispositif Classe à PAC de l’Académie de Strasbourg.

Actions :

  • Interventions artistiques en milieu scolaire
  • Découverte de « Rag’n Boogie », spectacle de Sébastien Troendlé au MAMCS de Strasbourg
  • Happenings multi-disciplinaires avec les élèves dans l’espace public afin de commémorer le 10 mai, journée nationale des mémoires, de la traite, de l’esclavage et de leur abolition
  • Rencontres des collégiens avec les artistes programmés dans le cadre du festival
  • Exposition des œuvres de Diane Albisser Rostalski et des élèves ayant travaillé avec elle pendant l’année scolaire
  • Projet FRAME DEI (Diversité, équité, inclusion) : « Let’s Boogie-Woogie in Museums : A Musical and Transatlantic Journey against Racism », en partenariat avec les musées de Strasbourg, le musée d’Aquitaine de Bordeaux et le Nelson-Atkins Museum of Art of Kansas City (USA).
200
enfants
40 heures
d’interventions pédagogiques
3
établissements scolaires
4
visites
au musée
2
représentations
du spectacle
Rag’n Boogie
2
œuvres d’art
2
chorégraphies de danse
2
chansons
2
happening en ville
1
podcast
1
exposition
Œuvre des élèves du collège Hans Arp de Strasbourg - 2022 / 2023

Ghosts,
Encre de Chine et coton sur tissu, mai 2023

Cette œuvre a été réalisée par les élèves du collège Hans Arp de Strasbourg, lors d’un atelier avec l’artiste Diane Albisser, dans le cadre du festival On the Mississippi, et pour la commémoration de l’abolition de l’esclavage.

Diane Albisser a proposé aux élèves de peindre des portraits à l’encre noir sur coton, afin de rendre hommage aux esclaves des champs de coton aux États-Unis.
La couleur blanche du coton, matériel symbolique par excellence, permet un fort contraste avec l’encre noire, et peut suggérer divers signifiants (différences et tensions raciales, prétendue immaculée blancheur/taches, saleté…)
L’ensemble des cotons assemblés nous offre une galerie de portraits, une fresque, une partition graphique et visuelle, qui fait écho à l’histoire de la musique africaine-américaine. Les fantômes émergent et sortent de l’oubli.

Avec toutes ses ramifications et ses influences, le jazz reste encore méconnu du grand public malgré la multiplicité des canaux de diffusion, alors que cette musique est de loin la plus importante et la plus influente du XXème siècle.
C’est le jazz qui a en effet donné naissance ou s’est mêlé à d’autres styles pour engendrer le rock’n roll, le funk, le rythm’blues, la bossa- nova, le tango-nuevo…

Le jazz est donc une grande famille incontournable en terme de culture générale, d’autant plus qu’il associe à la fois la musique, la danse, tous les instruments, et une partie importante de l’histoire contemporaine.

Le boogie-woogie et le ragtime avec le blues et le gospel, sont à l’origine même du jazz. Leur histoire commence aux sources, avec des témoignages sur la musique africaine telle qu’on pouvait la connaître au XVIIème siècle à travers les récits des voyageurs. Déjà, les grands traits de la musique noire américaine se dessinent : l’étroite association entre la musique et la danse, l’omniprésence de la musique à chaque instant de la vie…

Il s’agit encore d’une musique essentiellement vocale, rythmée par la pulsation obstinée des tambours. Tous ces traits se retrouvent dans la musique des esclaves qui ont su créer de nouvelles formes, inspirées d’abord des contredanses et des gigues de leur maîtres, ainsi que des hymnes des églises protestantes.

À leur tour, ces formes évolueront dans de nombreuses directions, pour exploser dans ces improvisations inégalées auxquelles on a donné le nom de jazz et qui n’ont cessé de nous surprendre par leur prodigieuse diversité.

Malgré l’insupportable discrimination raciale, les musiciens noirs ont réussi à créer une musique gaie, dansante et pleine d’une énergie qui se ressent dès les premières notes.

Les actions culturelles autour du festival On the Mississipi seront aussi diverses que le sont les publics. Ainsi, les conférences et rencontres, les interventions (musique, histoire, danse, arts plastiques) auprès des enfants de primaire, collège et lycée, permettent de faire circuler cette énergie et de véritablement faire vivre ce patrimoine musical sur tout le territoire.